le 16 janvier 2011 à 21h23, mis à jour le 16 janvier 2011 à 21:30
Dossier : Crise en Tunisie
Le Premier ministre tunisien sortant, Mohammed Ghannouchi, doit continuer ce dimanche à sonder les partis et les représentants de la société civile sur les réformes visant à rompre avec le système de Zine El Abidine Ben Ali. Mais le délai est court pour organiser des élections : deux mois.
Manifestants tunisiens brûlant une effigie de l'ex-président Ben Ali à Paris (15/01/2011) © www.abacapress.com
Malgré les affrontements entre armée et police d'un côté et irréductibles du régime de Ben Ali de l'autre, les tractations sur le plan politique se poursuivent. Ainsi, la composition du nouveau gouvernement tunisien devrait être dévoilée lundi, a annoncé dimanche le Premier ministre Mohamed Ghannouchi à Tunis
Supervision internationale
Mais les formations d'opposition veulent des garanties sur l'équité de la prochaine élection présidentielle et avoir suffisamment de temps pour faire campagne. Deux partis d'opposition ont d'ores et déjà déclaré que le délai de 60 jours leur paraissait trop court. A l'issue d'un entretien avec Ghannouchi, samedi, Najib Chebbi, l'un des chefs de file de l'opposition, a jugé que des élections pourraient avoir lieu sous supervision internationale dans un délai de six à sept mois.
En France, Nicolas Sarkozy a rompu samedi le silence qu'il observait au sujet de la situation en Tunisie. Le président français a demandé l'organisation d'"élections libres dans les meilleurs délais".