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Des affrontements ont éclaté, mercredi 16 février à Aden et à Sanaa, principales villes du Yémen, entre les forces de sécurité et des centaines de manifestants. Selon un bilan diffusé par les services de sécurité, deux personnes sont mortes à Aden.A Sanaa, les forces de police déployées autour d'un rassemblement de l'opposition sur le campus de l'université ont été incapables de maintenir à distance partisans et opposants au régime. 'Nous continuerons de manifester jusqu'au départ de ce régime', a affirmé un étudiant yéménite. 'Nous n'avons pas d'avenir dans les circonstances actuelles.'
MOBILISATION EN BAISSE
'Ali, dégage', criaient les manifestants à l'adresse du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans. Il a accusé des éléments 'qui suivent les consignes de l'étranger' de chercher à semer le chaos dans le pays. Dans cet Etat indépendant jusqu'en 1990, quarante pour cent des 23 millions d'habitants vivent avec moins de deux dollars par jour. Un tiers de la population souffre de malnutrition chronique.
Les dernières manifestations ont réuni moins de participants que dans les semaines précédentes, quand plusieurs dizaines de milliers de personnes descendaient dans les rues. Mais les violences sporadiques sont de plus en plus nombreuses.
NOUVEAU FRONT OUVERT AU YÉMEN
La menace de voir le Yémen suivre les exemples tunisien et égyptien a conduit Saleh à annoncer qu'il s'effacerait du pouvoir à l'issue de son actuel mandat, en 2013, et à proposer un dialogue à l'opposition.
L'opposition a accepté ces discussions, mais la jeunesse, base du mouvement, ne s'en satisfait pas. 'Nous voulons le changement et nous voulons obtenir ce changement de la même manière que les Egyptiens et les Tunisiens', prévient Mechal Sultan, étudiant à Sanaa.... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr