il y a 30 min
Le puissant mouvement armé chiite libanais Hezbollah a menacé mercredi 16 février de s'en prendre aux 'dirigeants' et 'généraux' israéliens pour 'venger' l'assassinat de son chef militaire Imad Moughnieh en 2008 en Syrie après l'explosion d'une voiture piégée. 'La décision va être mise en oeuvre (...) au moment opportun et (en visant) la cible opportune. Je dis aux dirigeants et généraux sionistes, où que vous soyez dans le monde, à n'importe quel moment, prenez garde à vos têtes car le sang d'Imad Moughnieh n'a pas été versé en vain', a déclaré Hassan Nasrallah.
Le chef du mouvement chiite s'exprimait lors d'un discours retransmis sur grand écran, sous les applaudissements de centaines de sympathisants. Il a ajouté que le Hezbollah envahirait la Galilée (nord-est d'Israël) si l'armée israélienne attaque de nouveau le Liban voisin. Hassan Nasrallah répondait aux déclarations du ministre israélien de la défense, Ehoud Barak, qui a affirmé que l'armée israélienne n'excluait pas 'd'entrer' à nouveau au Liban, à l'occasion d'une tournée mardi à la frontière nord limitrophe du Liban-sud.
NETANYAHU REJETTE LES MENACES
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a rejeté les menaces du Hezbollah. 'Nasrallah a déclaré aujourd'hui qu'il allait conquérir la Galilée, mais je peux lui dire qu'il n'y arrivera pas'. 'Quiconque se terre dans un bunker doit rester dans son bunker', a-t-il ajouté. 'Nous avons une armée puissante et un peuple uni', a assuré le premier ministre.
Une guerre destructrice avait opposé le parti chiite et l'Etat hébreu en 2006. 'Le calme règne (à la frontière) car le Hezbollah est conscient de notre capacité de dissuasion et a gardé en mémoire les lourdes pertes que nous lui avons infligées en 2006', a déclaré Ehoud Barak aux troupes israéliennes déployées près de la frontière avec le Liban, a rapporté mercredi le quotidien Haaretz.