Nombre total de pages vues

jeudi 17 mars 2011

Carte de presse pour les diffamateurs?


La Commission parlementaire de l’Alyah et de l’Absorption de la Knesset a débattu mardi 15 mars, de l’Affaire Mouhamad Al-Dura et de la couverture qu’en a faite France 2. En effet, la chaine française publique continue d’accuser les militaires de Tsahal d’avoir tiré sur l’enfant.

M. Philippe Karsenty, en voyage en Israël pour, entre autres, annoncer sa candidature aux élections législatives pour la circonscription des Français de l’étranger, a été invité à cette audience à la Knesset.

Cela fait neuf ans qu’il mène inlassablement une lutte sysiphienne pour démontrer que les images retransmises par France 2 ont été mises en scène et que les commentaires du correspondant Charles Enderlin n’étaient que désinformation. (Pour écouter sa dernière interview, cliquer ici).

Le Président de la Commission, le député Danny Danon (Likoud) a insisté sur le fait que Karsenty a réussi à poruver qu’il y a eu provocation et conspiration de la part des correspondants étrangers qui ont tissé ce mensonge : « Nos ennemis ne s’embarrassent pas de scrupule pour employer des moyens inadmissibles et mensongers afin de noircir notre image. C’est pourquoi des cas comme celui-ci où la vérité est enfin exposée de façon irréfutable sont très importants dans le cadre de la lutte pour la légitimité d’Israël. »

Lors de sa présentation devant les députés de la Commission, Philippe Karsenty a démontré que les militaires de Tsahal ne pouvaient pas avoir tiré sur l’enfant. Il a fait visionner également de nombreux rushes pris par d’autres cameramen lors de cette même journée et au même endroit, le carrefour de Netzarim, où les émeutiers Arabes jouaient des scènes : faisant semblant d’avoir été touchés par des balles, tombant par terre, puis une fois qu’ils croyaient que les caméras ne les filmaient plus, se relevaient en courant.

« Il s’agit d’une diffamation terrible, d’une manipulation des Palestiniens et lors de toutes les procédures en cours entre moi et France 2 , aucun des éléments balistiques et biométriques n’ont jamais été remis en cause», affirme Philippe Karsenty.

Karsenty rejette l’argument soutenant qu’il s’agit d’une affaire vieille et donc oubliée par l’opinion publique : « les antisémites et les Arabes continuent de colporter cette calomnie dans le monde entier. Dans des manuels scolaires en Europe, cette diffamation y est racontée comme un évènement réel. »

Yarden Vatikaï, le directeur du desk d’information national a révélé que le ministère des Affaires étrangères a envisagé de mener des poursuites juridiques contre France 2 pour diffamation. Il a ajouté que pour la première fois, une position homogène et officielle a été adoptée par le Gouvernement israélien, à savoir que de sérieux doutes sont à imputer à la fiabilité de France 2 et dans la conduite non professionnelle de la presse internationale dans cette affaire.

Danny Seaman, l’ancien Directeur général du Bureau national pour le journalisme et aujourd’hui, directeur adjoint du ministère de l’Information et de la Diaspora, a indiqué que son ministère adoptait entièrement la version de Philippe Karsenty : « J’ai visionné des centaines d’heures de rushes et je n’ai pas été convaincu immédiatement. Aujourd’hui, il est plus qu’indéniable que France 2 et Charles Enderlin ont gravement failli à leur devoir d’éthique journalistique. L’Etat d’Israël ne l’a pas privé de sa carte de presse, non pas parce qu’il aurait informé comme il le faut dans cette affaire, mais par principe de la liberté de la presse ».

Danny Seaman conclut : « Il y a relation directe entre la position de la presse française dans l’Affaire Al-Dura ainsi que la tentative de présenter l’Etat d’Israël comme un tueur d’enfants, avec la non-couverture médiatique du massacre d’un couple et de trois de ses enfants en âge tendre à Itamar »

israel7

http://www.europe-israel.org/2011/03/carte-de-presse-pour-les-diffamateurs/


Jean-Marc Moskowicz M. Philippe Karsenty, en voyage en Israël pour, entre autres, annoncer sa candidature aux élections législatives pour la circonscription des Français de l’étranger, a été invité à cette audience à la Knesset.