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jeudi 20 janvier 2011

Cette crise tunisienne qui embarrasse la France

Le président Nicolas Sarkozy avec son homologue tunisien d'alors, lors du Sommet de l'Union pour la Méditerranée en 2008.

Le président Nicolas Sarkozy avec son homologue tunisien d'alors, lors du Sommet de l'Union pour la Méditerranée en 2008. / AFP

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16/01/2011 - 10h55

Comment la France gère t-elle la crise historique que traverse la Tunisie ? Longtemps silencieux pendant les émeutes, le gouvernement a paru hésitant sur le ton à adopter lors de ses déclarations successives. Le 12 janvier, la ministre des Affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie avait proposé le savoir-faire français à la police tunisienne pour "régler les situations sécuritaires". Le lendemain, le premier ministre François Fillon avait appelé "l'ensemble des parties à faire preuve de retenue et à choisir la voie du dialogue". Le malaise a atteint son apogée vendredi, lorsque l'ex-président en fuite a cherché à atterrir sur le sol français, sans succès. L'Elysée semble vouloir reprendre la main, après la convocation samedi matin d'une réunion interministérielle exceptionnelle.

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François Baroin, le porte-parole du gouvernement, a assuré samedi qu'il n'avait "jamais été question d'une présence" de l'ex-président tunisien Ben Ali "sur le sol français", précisant qu'une telle demande n'avait "pas été formulée" et qu'elle "n'aurait pas été acceptée". Des rumeurs avaient couru vendredi soir à propos de l'arrivée en France de Zine El Abidine Ben Ali, qui a pris la fuite sous la pression populaire dans son pays.

L'ex-président tunisien a trouvé asile en Arabie Saoudite où il est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi. Invité de RTL Soir, François Baroin a réitéré ses propos.

Samedi, peu avant 14h, La France a demandé l'organisation d'élections libres "dans les meilleurs délais" en Tunisie, après le départ du président Zine El Abidine Ben Ali sous la pression de la rue.

"La France est prête à répondre à toute demande de concours afin que le processus démocratique se déroule de la façon la plus incontestable", a déclaré le président Nicolas Sarkozy dans un communiqué.

Les autorités françaises ont pris "les dispositions nécessaires pour que les mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France soient bloqués administrativement", a-t-il ajouté.
la France a demandé "des élections libres dans les meilleurs délais", selon un communiqué de l'Elysée.

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