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L'opposition veut marcher sur la capitale, que contrôle toujours Kadhafi. La CPI mène un examen préliminaire avant l'ouverture d'une enquête pour crime contre l'humanité. L'UE veut organiser un sommet extraordinaire en fin de semaine, et a établi des contacts avec les insurgés.
Des chaussures devant le discours de Kadhafi, le 22 février. (REUTERS)
L'ESSENTIEL
•L'opposition se prépare à marcher sur Tripoli. Elle contrôle déjà l'est du pays et plusieurs villes à l'ouest, ainsi que les principaux champs pétroliens.
•Un gouvernement intérimaire a été mis en place à Benghazi.
•L'ONU craint une reprise des violences. La CPI mène un examen préliminaire avant l'ouverture d'une enquête pour crime contre l'humanité.
17h30. Le Tchad, pays limitrophe qui entretient de bonnes relations avec le leader libyen Mouammar Kadhafi, a appelé lundi «à la retenue» et «au dialogue» par la voix de son ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat.
17 heures. L'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole mondial, s'est engagée lundi à assurer la «stabilité du marché» du brut, après la baisse de la production en Libye.
16h30. Un exil du dirigeant Mouammar Kadhafi est «une possibilité» pour mettre fin à la révolte sans précédent qui secoue la Libye, a estimé lundi le porte-parole de la Maison Blanche.
«L'exil serait tout à fait une possibilité pour produire le changement» réclamé par les manifestants descendus depuis deux semaines dans les rues du pays, a indiqué M. Carney, en répétant que le colonel Kadhafi devait «s'écarter» du pouvoir, comme l'avait déclaré pour la première fois samedi le président américain Barack Obama.
16 heures. Des dépôts de munitions dans des zones sous le contrôle de la rébellion dans l'est de la Libye ont été visés lundi par des raids aériens des forces du dirigeant Mouammar Kadhafi, selon des sources concordantes à Benghazi.
Des avions ont frappé un dépôt à Adjabiya, à une centaine de km au sud de Benghazi, selon un témoin joint par téléphone par l'AFP. Il n'était pas en mesure de préciser l'étendue des dégâts.
15h45. Il ne fait pas bon d'être un migrant noir en Libye. Kadhafi ayant engagé de nombreux mercenaires africains, tous ceux qui transitaient en grand nombre par le sol libyens sont donc suspectés. Du coup, ils fuient vers la Tunisie. A regarder (en anglais), ce reportage d'Al-Jezira sur le sujet.
15h30. Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a réclamé lundi à Genève que soient préparées «des mesures supplémentaires» pour mettre fin aux violences en Libye.
«Nous devons tous travailler ensemble à des mesures supplémentaires pour que le gouvernement Kadhafi rende des comptes, pour fournir une aide humanitaire et pour soutenir le peuple libyen dans sa quête d'une transition vers la démocratie», a-t-elle lancé devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
15h15. Le régime de Mouammar Kadhafi ne contrôle plus les principaux champs de pétrole de Libye, désormais entre les mains de l'insurrection, a indiqué lundi le commissaire européen à l'Energie Gunther Oettinger.
«Nous avons tout lieu de penser que le gros des champs d'exploitation (de gaz et de pétrole) n'est plus entre les mains de Kadhafi, mais se trouve sous le contrôle de tribus et de forces provisoires qui ont repris le pouvoir», a-t-il expliqué devant la presse à Bruxelles.
Dans ces conditions, «nous avons décidé de ne pas imposer un blocus pour ne pas pénaliser les personnes qui ne seraient pas celles visées par des sanctions», a-t-il ajouté en marge d'une réunion des ministres européens de l'Energie.
15 heures. L'Union européenne réfléchit à la possibilité de convoquer «en fin de semaine» un sommet extraordinaire de ses dirigeants sur la crise libyenne, suite à une demande en ce sens du président français Nicolas Sarkozy, a indiqué lundi une source diplomatique à l'AFP.
«La France milite en faveur d'un sommet à la fin de cette semaine, jeudi ou vendredi», a indiqué cette source.
«Elle a le soutien déjà de l'Italie et de l'Espagne», mais aucune décision n'a encore été prise. Elle revient en dernier lieu au président de l'UE, Herman Van Rompuy.
14h45. Kadhafi et les stars, épisode 43. Certains commencent à regretter d'avoir été très bien rémunérés par Kadhafi au temps où il était «fréquentable». La chanteuse canadienne Nelly Furtado a annoncé sur Twitter, qu'en 2007, elle avait été payée un million de dollars pour chanter pendant 45 minutes, et qu'elle allait donner cet argent.
14h30. L'Union européenne a adopté lundi un embargo sur les armes contre la Libye ainsi qu'un gel des avoirs et des interdictions de visa contre le colonel Mouammar Kadhafi et 25 proches, allant au-delà des sanctions décidées samedi à l'ONU, selon des diplomates.
«Des interdictions de voyager, des gels de comptes bancaires, l'interdiction de ventes d'armes et d'objets pouvant servir à des mesures de répression» ont été décidés à «l'unanimité» lors d'une réunion des ambassadeurs des 27 à Bruxelles, a indiqué un diplomate européen.
14 heures. L'ancien Premier ministre PS Laurent Fabius a estimé lundi que «la France devrait proposer à ses partenaires européens un 'pacte des libertés' entre l'Europe et les pays arabes qui se démocratisent».
13 heures. L'UE est en train «d'établir des contacts» avec les autorités de transition libyennes mises en place par les insurgés au régime de Mouammar Kadhafi, a indiqué lundi une porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
12h15. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé lundi mener un examen préliminaire sur les violences en Libye, préalable à une éventuelle enquête pour crime contre l'humanité, à la suite d'une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies.
12 heures. L'ONU recense déjà près de 100.000 étrangers ayant fui le pays. Des travailleurs égyptiens et tunisiens principalement, aux frontières avec la Tunisie et l'Egypte. Elle qualifie la situation de «crise humanitaire».
11h45. Le numéro deux d'Al-Qaeda, Ayman al-Zawahiri, a fustigé les nouveaux dirigeants installés au pouvoir selon lui par les Etats-Unis en Tunisie et en Egypte, appelant les musulmans à se soulever contre les «envahisseurs», selon le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE).
11h30. Les prix des aliments s'envolent à Tripoli. Selon l'agence AP, dans la capitale retranchée, les aliments de première nécessité commencent à coûter une fortune. Le prix du riz aurait augmenté de 500%, le kilo vaudrait l'équivalent de 8 dollars.
11h15. Un reporter du Guardian est arrivé à Zawiyah, ville à 40km de Tripoli, qui est tombée sous le contrôle des insurgés. La vidéo en lien ici montre la joie des manifestants.
11 heures. L'opposition libyenne, forte du contrôle de l'est et de plusieurs villes de l'ouest, se prépare à marcher sur Tripoli.
10h45. Le Premier ministre François Fillon a annoncé lundi matin que deux avions français allaient partir «dans quelques heures» pour Benghazi, ville de l'est de la Libye aux mains des opposants au colonel Kadhafi, évoquant le début d'une opération humanitaire «massive».
«Dans quelques heures, deux avions partiront pour Benghazi à la demande du gouvernement français avec des médecins, des infirmiers, du matériel médical, des médicaments. Ca sera le début d'une opération massive de soutien humanitaire aux populations des territoires libérés», a déclaré Fillon sur RTL.
10h30. Quand Mireille Mathieu chantait pour Kadhafi (et Poutine). Le dictateur libyen, ami des stars, épisode 42.
10 heures. L'Italie favorable à une interdiction du survol de la Libye. Une interdiction du survol de la Libye serait «sans aucun doute utile» et «éviterait les bombardements en Cyrénaïque (est) et dans les zones soustraites au contrôle du régime de Kadhafi», a déclaré lundi le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.
«Nous devons et pouvons travailler, comme l'a fait l'ONU, pour contraindre le régime à cesser les violences», estime, dans une interview au Messaggero, M. Frattini, qui «craint» cependant qu'il ne faille «encore quelque temps» pour que le régime de Mouammar Kadhafi tombe.
9 heures. Dans une vidéo postée sur Youtube le 27 février, mais non datée, le fils de Kadhafi, Saïf al-Islam, harangue la foule avec une kalachnikov.Selon la traduction de la chaîne Al-Jezira,il explique à ses partisans que les insurgés «diffusent des rumeurs comme quoi la police et les forces de sécurité auraient rejoint les hooligans. Ce n'est pas vrai. (...) C'est votre pays. Nous avons toutes les ressources qu'il faut, mais votre pays a besoin de vous.
Dimanche. La journée a été assez calme en Libye. Dans une déclaration exclusive accordée par téléphone à la chaîne de télévision serbe Pink TV, Kadhafi a affirmé que «la Libye est complètement calme».
«Des gens ont été tués par des bandes terroristes qui appartiennent sans aucun doute à Al-Qaeda», a-t-il tout juste reconnu au 13e jour d'une révolte sans précédent, précisant qu'un «petit groupe» d'opposants était actuellement «encerclé».